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Adjoint technique (voir aussi commis)

Le corps des adjoints techniques est institué par un décret du 14 novembre 1913 qui stipule dans son article 1er : « Les commis des Ponts et chaussées prendront le titre d’adjoints techniques des ponts et chaussées. »

Agent auxiliaire

A la fin du XIXe siècle, on rencontre dans les bureaux des services des « agents auxiliaires » recrutés localement par les ingénieurs en chef des Ponts et Chaussées. Au plan local, les effectifs des commis étaient souvent insuffisants et ne permettaient pas aux ingénieurs de faire remplir les tâches subalternes nécessaires au fonctionnement de leur service.
Un décret du 6 décembre 1921 stipule que les agents auxiliaires prennent le titre d’agent technique des Ponts et Chaussées.

Agent de bureau

Devant les difficultés rencontrées par les ingénieurs du fait de l’absence d’existence officielle de personnel d’exécution dans les services, et afin de tenter de résoudre le problème de l’embauchage plus ou moins clandestin d’agent auxiliaire, un décret du 27 mars 1919 crée l’emploi d’agent de bureau des Ponts et Chaussées.
Dans son article premier, ce texte stipule qu’à partir de la promulgation du présent décret, les travaux de copie à la main ou à la machine, de dessin, de comptabilité, de tenue de registres, de classement et de conservation d’archives, ainsi que la préparation des clichés destinés à la reproduction par l’autographie (procédé de reproduction par impression de l’écriture ou du dessin au moyen de pierre lithographique), la chronographie (impression en couleur au moyen de clichés successifs chacun de couleurs différentes) et la miméographie (reproduction d’un texte dactylographié sur stencil) seront confiés à des agents de bureau en remplacement des adjoints techniques des Ponts et Chaussées.

Agent voyer

Le voyer, en latin « viarius », est l’inspecteur des chemins. C'est l'officier préposé à l’entretien des voies publiques sous l’Ancien Régime, qui prend ensuite le nom d’agent voyer au XIXe siècle (et d’architecte voyer dans les villes). En France, les agents voyers dépendent du Ministère de l'Intérieur et sont responsables de la construction et de l'entretien des chemins vicinaux. Il y aurait eu 3500 techniciens ou ingénieurs, recrutés localement et organisés en agence départementale placée sous l'autorité du préfet depuis 1836 et du Conseil général à partir de 1867. Ces agents voyers peuvent, moyennant rémunérations accessoires, travailler pour le compte des municipalités.  

Cantonnier

Ouvrier chargé de l’entretien des routes et de leurs bordures.

Commis

Le terme de commis apparaît pour la première fois dans la loi relative à l’organisation des Ponts et Chaussées, donnée à Paris, le 19 janvier 1791, dont l’article II du titre premier précise que l’administration centrale des Ponts et Chaussées disposera d’un premier commis et du nombre de commis nécessaires.
Les ingénieurs et architectes ne travaillaient pas seuls, ils avaient besoins de copistes pour rédiger les nombreux documents dont ils étaient les signataires et en devenaient ainsi les responsables. 

Conducteur

Chargés sous les ordres des ingénieurs ordinaires de la surveillance et du contrôle des travaux et des fournitures, il secondait les ingénieurs pour les levers de plans, et constatait les contraventions en matière de grande voirie.
Un conducteur au moins était attaché à chaque ingénieur.
Ils étaient dotés d’un uniforme et avaient droit à une retraite.
Nommés par le directeur général sur proposition de l’ingénieur en chef, ils devaient savoir lire, écrire, toiser, lever des plans élémentaires et les dessiner au trait et avoir travaillé pendant deux ans dans un bureau des Ponts et Chaussées comme surnuméraires ou employés.
Les conducteurs, autres que les aspirants conducteurs, étaient répartis en trois classes. Ceux qui appartenaient à la même inspection divisionnaire formaient une brigade.

Contrôleur des travaux

Il était chargé de l’organisation et de la conduite des chantiers, de l’encadrement des équipes, du contrôle des travaux confiés aux entreprises.

Eclusier

C’était une personne préposée à la manoeuvre de l'écluse dont elle avait la responsabilité. Sur son ouvrage, l'éclusier (ou l'éclusière) titulaire, qui est un agent de l’État, est le patron absolu et tout le monde doit se conformer à ses ordres, même le marinier ou le plaisancier et à fortiori les promeneurs et badauds qui peuvent regarder et prendre des photos, mais ne doivent pas gêner les manoeuvres.
À l'origine, ce sont les meuniers qui manoeuvraient les pertuis à bateaux de leurs moulins, puis les écluses qui les remplacèrent.

Employé secondaire

A partir du mois d’ août 1853, les piqueurs et autres agents du
service des Ponts et Chaussées, au dessous du grade de conducteur, attachés à la surveillance des travaux ou au service des bureaux des ingénieurs, prennent le titre d’employés secondaires des Ponts et Chaussées.

Ingénieur en chef et ordinaires

En règle générale, dans chaque département, l’ingénieur en chef était placé sous l’autorité immédiate du préfet, sous l’autorité supérieure du directeur général, sous la surveillance de l’inspecteur divisionnaire.
Avec le concours des ingénieurs ordinaires et du personnel de son service, il établissait les projets, les marchés, les décomptes des entreprises et les adressait au préfet pour transmission, approbation ou mandatement. Il faisait tenir la comptabilité du service.
Il devait parcourir, dans ses tournées, au moins deux fois l’an, les routes de son département.
Il était secondé par un ou plusieurs ingénieurs ordinaires et par des conducteurs.

Inspecteur

L’inspecteur était chargé d’examiner sous tous leurs aspects, et pour toutes leurs attributions,
 les services des Ponts et chaussées d’un groupe de départements.
Il s’agissait là d’une fonction créée pour accroître la dépendance des services départementaux à l’égard de l’administration centrale et pour mieux surveiller leur fonctionnement.

Ouvrier du parc

Personne occupant des emplois permanents dans les parcs des Ponts et Chaussées.

Piqueur

C’était le contremaître qui, dans les bâtisses et travaux de grands chemins, avait le rôle des ouvriers en piquant ou en pointant les absents et qui veillait sur l’ouvrage.
L’origine du nom vient de la manière dont cet agent, chargés de contrôler la présence effective des ouvriers sur un chantier, procédait pour accomplir cette tache : à l’aide d’un piquoir, il pointait les absents en perforant la feuille où figurait le nom des ouvriers.
Les piqueurs étaient choisis parmi les ouvriers les plus actifs et les plus intelligents sur propositions des ingénieurs.

Surveillant de travaux

On trouve trace de l’embauchage de surveillants de travaux vers les années 1880. Ces agents deviennent relativement nombreux à la fin du XIXe siècle. Ils sont en général payés à la journée, sans aucune tâche officielle. Ils sont recrutés directement par les ingénieurs, ils sont licenciés par eux après la fermeture du chantier sur lequel ils étaient affectés. Il faut attendre le décret du 14 janvier 1915 pour que les surveillants aient de nouvelles conditions d’emploi. Dans son article premier, ce texte définit le service des surveillants :
« La surveillance des chantiers de travaux neufs et de grosses réparations , quand elle ne peut, en raison de leur importance, de leur nature ou de leur durée, être complètement assurée par le personnel des services d’exploitation ou d’entretien, est confiée à des agents spéciaux, dits « surveillants des Ponts et Chaussées ».

 

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